« 'scuse me. Can I take a photo with you, please ? »
En une heure de visite d'un monument X, ce n'est jamais que le 15ème qui veut prendre en photo avec la jeune et jolie occidentale que je suis. Et les deux autres, Alexia et Isa, ont droit au même traitement.
Etre occidentale, c'est hyper exotique ici. En temps normal, ce sont les touristes qui photographie les autochtones. Mais les indiens parviennent à renverser la situation.
Ou qu'on soit en Inde, ou qu'on aille, on est fixées, dévisagées, sans aucune gêne par absolument tous ( des hommes, bien sûr. Trop d'indiens en Inde c'est bien ce que je dis).
Pour peu qu'on soit seule, impossible de le rester. Tous les 20m, en voilà un nouveau qui vient taper la causette. Gentils. Mais collants. Et beaucoup, mais vraiment beaucoup trop nombreux.
En visite touristique, c'est les moments photos.
Le premier, on accepte avec plaisir, trop surpris, même si on doit attendre deux ou trois minutes, le temps que la bande de 3, 4, parfois 5 ou 6 amis aient fait chacun leur photo individuelle avec vous.
Le deuxième, avec trois autres personnes derrière, on accepte encore, c'est fun.
Le cinquième, on hésite, mais on ose pas dire non.
Le huitième, on précise « une photo seulement, tous ensemble ou rien ».
Le douxième, on dit non, pas le temps, et on s'échappe vite vers un coin désert, où sont posés vos amis.
Et pour peu que des photos commencent avec notre groupe de 4 occidentaux ( 3 filles et un mec), c'est toute la foule des badauds qui s'est attroupées en même pas une minute, qu'il faut traverser.
Franchement, être une star, c'est fatiguant.